Les frères CABOT dans la grande guerre

13 avril 2020

Ferme de Calais et Normandie entre 1756 et 1815

Le site Gallica, immense bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) a mis en ligne les cartes Cassini, réalisées entre 1756 et 1815 (voir ici pour en savoir plus).

C'est ainsi que tout le royaume de France a été cartographié à l'aquarelle en 1780 !

Voici un exemple pour St-Victor l'Abbaye et ses hameaux, dont celui de Calais : 

 

 

 

Vous pouvez trouver toutes les régions françaises sur ce lien 

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11 avril 2020

Qui a habité à la ferme de Calais ?

Les archives départementales de la Seine-Maritime ont numérisé les recensements des communes du département 76.


De 1841 à 1936, la commune de ST VICTOR L'ABBAYE a procédé à 14 recensements pendant ces 95 années.

Les noms des habitants de la ferme de Calais (située à l'écart du bourg), ont été retranscrits dans cette présentation.

C'est un pan de l'histoire de la ferme qui est dévoilé et un élément de compréhension très intéressant.

 

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27 janvier 2019

Inédit 6 écrits retrouvés à la ferme de Calais

Des doubles de lettres et des devis retrouvés dans un carton à la ferme de Calais !

Le corps de ferme a été racheté récemment et l'une des enfants de la famille, Marion, que je remercie, m'a transmis des photos de documents restés dans un carton et transmis par les locataires ou propriétaires successifs ! La plus ancienne remonte à 1897. Elles sont écrites par Albert CABOT. Elles ont trait au corps de ferme, à l'entretien des bâtiments, à la construction d'un puits.

Mais nous retenons surtout deux éléments : 

Le devis pour le puits a été rédigé par notre ancètre Elisée Mainot, né en 1856. Comme indiqué sur la liste électorale il était effectivement maître maçon.  

AD 76 - 3 M 70 | 1913 - 1913 | Saint-Victor-l'Abbaye (Seine-Maritime, France) - Geneanet

Geneanet : Recherchez vos ancêtres sur la première base de données généalogique européenne. Publiez votre arbre généalogique et partagez votre généalogie !

https://www.geneanet.org

Second élément intéressant : les coordonnées du propriétaire de la ferme de Calais, Monsieur le Picard, propriétaire à Rouen, comme indiqué sur le devis.

 

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13 octobre 2018

Les recherches sur Augustin Cabot dans le Monde

Thomas Saintourens, journaliste au Monde, est venu sur Amiens pour m'interviewer sur l'histoire d'Augustin et l'indexation collaborative lancée par Jean-Michel Gilot au-travers du défi 1 Jour 1 Poilu. Voici l'article publié le 25 janvier dernier :

« 1 jour 1 poilu » : des milliers d’internautes ont construit un mémorial numérique

Les fiches numériques de 1 400 000 soldats morts remplies par des particuliers constituent une base de données inédite, désormais accessible.

 

" 1 jour 1 poilu " : des milliers d'internautes ont construit un mémorial numérique

Les fiches numériques de 1 400 000 soldats morts remplies par des particuliers constituent une base de données inédite, désormais accessible. LE MONDE | * Mis à jour le Un air de jazz, des volutes de fumée... Jean-Michel Gilot aime travailler dans l'ambiance cosy de sa maisonnette rennaise, sur les rives de la Vilaine.

https://abonnes.lemonde.fr



Si vous souhaitez une copie de l'article à titre privé, demandez-le dans la rubrique Commentaires.

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Augustin au Japon !

Augustin au Japon ! Ou plutôt la photo d'Augustin accompagnant un article paru dans le quotidien Tokyo Shimbun du 26 août dernier.

M. Takéda et son assistante sont venus à Amiens pour m'interviewer sur le défi "1 Jour 1 Poilu" lancé par Jean-Michel Gilot et sur les recherches que j'avais entreprises au sujet d'Augustin et ses frères.

 

Augustin Tokio1

Augustin Tokio 2

Augustin Tokio 3

 

Voici la traduction (dans les grandes lignes) : 

Cette année est l'année du centenaire de la 1ère guerre mondiale.  La 1ère guerre mondiale est une période importante de l'histoire de France. La France a décidé de faire le tri et de publier ses archives des soldats morts pour la France notamment. Ces bases de données pourront ainsi servir à mieux connaitre cette période de l'histoire et  pourront être utilisées par les historiens ou les généalogistes. Ce sont également des traces de l'histoire qui pourront créer un lien avec les générations futures. Le Ministère de la Défense a mis en place la mission centenaire en novembre 2013 avec différents projets. Mémoire des hommes est le nom d'un site rassemblant le nom des soldats décédés. Une partie des données des soldats morts pendant la 1ere guerre mondiale était déjà en ligne avec peu de critères, comme le nom ou la date de naissance.  Le nombre de critère a été augmenté, 14 critères qui obligeaient à des recherches plus approfondies pour indiquer le lieu du décès, le nom du bataillon par exemple. La commission centenaire a fait appel à 2300 volontaires, des historiens locaux, des experts, mais surtout des férus de généalogies qui communiquaient via Face book. Vérifier les informations des archives est difficile car les documents étaient écrits à la main et d'une écriture parfois peu lisible. Rechercher la trace des soldats du Sénégal ou d'Algérie étaient aussi très difficile car les noms avaient été transcrits phonétiquement. Tout ceci nécessitait des connaissances et des recherches approfondies. 90% des français sont passionnés par la généalogie. Selon la Mission Centenaire, il s'agit souvent de baby-boomer qui sont aujourd'hui à la retraite et ont du temps pour leur passion. Selon Fréderic Clavert "Beaucoup de personnes se sont lancées dans ce travail d'indexation des données des soldats morts pour la France, une façon de leur rendre hommage et "pour que cela ne recommence pas""

 

Merci à M. Takéda pour l'intérêt porté à l'histoire de nos ancêtres.

 

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01 octobre 2017

Tué à l'ennemi

 

Voilà, Augustin a été tué ce 2 octobre 1917. Il y a un siècle. Je ressens une grande tristesse pour lui, pour ses parents, pour son frère Jules, qui était prisonnier en Allemagne et pour toute sa famille.

D'après notre cousin, il revenait de convalescence de Menton. Deux jours plus tard il était tué. Déchiqueté, selon la famille...

Voici le récit tiré du livret consacré au 7e RI et écrit par les anciens du régiment : 

"A l'automne 1917, nous passons (le 7e RI) à la Cote du Poivre, de célèbre mémoire.

Mais le front a bougé et les lignes maintenant passent par la cote 344 (nord de Verdun). Le régiment va s'y installer, une nuit, par une pluie diluvienne.

 

"La cote 344 évoque le souvenir des heures terribles passées sur ces terrains bouleversés, écrasés par un bombardement continu ; la pluie incessante transforme la terre en un vaste champ de boue et  chacun risque d'être enlisé. Le ravitaillement est difficile. Les hommes vont le chercher au ravin de Vacherauville, d'où ils ne reviennent que péniblement, tombent dans la boue, ne rapportant que des aliments souillés. [..] Dans les tranchées de Worms et de Trêves, les hommes sont dans l'eau jusqu'au genou"
                                  Historique du 14e RI, (régiment aux côtés du 7e) - Gallica - BNF 

 

Les tranchées sont inondées et, le matin, boches et poilus s'installent face à face, sur le parapet de leurs tranchées, se lançant réciproquement des cigarettes. Le sifflement de quelques balles venues de secteurs voisins mit fin à ces agapes.
Les jours passés dans ce secteur furent souvent les témoins d'attaques assez sérieuses, toujours bien contenues, mais entraînant quotidiennement des pertes assez importantes. Ce n'était cependant que des opérations très localisées".

La cote 344 se situe près de Samogneux, au nord de Verdun. Voici l'emplacement des troupes tel qu'il se présentait en 1917 : 

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/e0056422f026dd8e/56422f026f5ce

 

Capture COTE 344 MDH AFGG

 

L'emplacement de la cote 344 sur google map 

Augustin se trouvait sur ce secteur, dans la tranchée de Trêves, au sein du 3e bataillon du 7e RI. 

Récit du journal de marche des opérations du régiment

"Il n'y avait plus moyen d'accéder, de jour, à la tranchée de Trêves sans passer complètement à découvert sur un terrain descendant en pente vers l'ennemi et sans déclencher le tir de l'artillerie allemande. 

Le 2 octobre, à 3h30, le bombardement se déclenche subitement, avec une grande violence, sur la tranchée de Trêves, et en arrière de celle-ci.

Il est suivi immédiatement d'une attaque d'infanterie menée par 3 bataillons et sturmbtn d'une division entre les ravins de Tacul et de Dasserieux, c'est-à-dire, à peu près uniquement sur le front du régiment. Notre barrage d'artillerie, déclenché aussitôt, est inefficace pour arrêter les vagues d'assaut qui s'étaient rassemblées en-dehors de sa zone d'action.

La rapidité et la violence de l'attaque furent telles que les allemands réussirent à pénétrer en plusieurs points dans notre ligne de surveillance, malgré la défense acharnée des occupants. 

Deux fois, ils furent repoussés à la grenade, mais d'autres vagues succédaient aux premières, et finalement la tranchée de Trêves occupée, à droite par 2 sections de la 6e cie, tombait aux mains de l'ennemi. [...]

Le bilan des pertes du 2 au 5 octobre 1917 fut le suivant : 

Capture pertes 7e RI 2 au 5 oct 17

Capture PERTES 7e RI 4 oct 1917

 

Source : Mémoire des Hommes - JMO du 7e RI. Octobre 1917 

 

 

On pourra retrouver sur le Journal de Marches des Opérations le détail des combats ici 

Selon sa fiche matricule, Augustin serait disparu le 02 octobre 1917 et a été retrouvé le 5, date de décés officielle. Il aurait donc fait partie des 15 caporaux et soldats tués le 02. 

Le Mémorial de Verdun expose une aquarelle de Maurice Toussaint : "Devant Verdun, 1916, observatoire de la cote 344" : 

cote 344 Aquarelle

 

S'agit-il du camp français ? Ou allemand ? 

Nous avons tenté de monter dans la forêt, au sommet de la cote 344. Mais celle-ci est vraiment trop lugubre et avons rebroussé chemin ! Cet endroit offrait un superbe point de vue pour les Allemands sur Verdun et la Meuse.

Augustin a été enterré faubourg Glorieux dans une nécropole nationale, à l'entrée de Verdun quand vous arrivez par Bar-le-Duc. Il repose près d'un arbre, avec des milliers d'autres poilus tombés dans le secteur. Selon le site Mémoire des Hommes, 50 soldats du 7e RI sont décédés entre le 2 et le 5 octobre 1917 sur le secteur Cote 344-Ferme Mormont.

Voici la fiche matricule d'Augustin, que j'ai indexée dans le cadre du défi 1Jour-1Poilu il y a environ 3 ans : 

Capture FICHE MPLF aUGUSTIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2017

Voiture et automobile

Un petit article sur Auguste Bertaux relatif à la circulation parisienne...en 1904 !

 

Voiture et automobile

Quai d'Orsay, hier après-midi, vers 4 h 1/2

L'attelage de Mme Dugué de la Fauconnerie, domicilié 37 bd Haussmann, s'est subitement emballé, effrayé par le passage d'une voiture automobile.

Malgré les efforts du cocher pour maîtriser ses chevaux, ceux-ci continuèrent leur course folle et vinrent se jeter dans une voiture de maître, dans laquelle se trouvait M. Berteaux, négociant 101 rue Michel Bizot, et qui débouchait du pont des Invalides.

Une épouvantable collision se produisit. Les deux voitures furent brisées et, par un bonheur prodigieux, ni Mme Dugué de la Fauconnerie, ni M. Berteaux n'ont été blessés. Les cochers en ont été quittes pour quelques égratignures.

 

 

Source : Le Petit Parisien du 25/09/1904

Lien permanent : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k561557n/f3.item

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30 avril 2017

Bois du Casque AVRIL 1917

En ce 30 avril, il y a un siècle, Augustin Cabot partait à l'assaut du Bois du Casque, près de Moronvilliers (Marne).

Récit : 

"Sous le commandement du Général Pétain, les attaques d'Avril 1917 sur les Monts de Champagne furent un succès complet.

Le 7e (RI) s'empara du Casque

Le 14e s'empara du Perthois.

Le 20e (33e DI) s'empara du Têton.

Ce furent des opérations très meurtrières car l'ennemi, occupant les sommets, avait des vues sur l'ensemble des secteurs d'attaque.

Le 7e (régiment d'Augustin) reçoit pour mission de monter à l'assaut du Casque. Mission très dangereuse par suite de nombreux fortins de mitrailleuses installés de part et d'autre et qui n'avaient pu être tous détruits par notre artillerie. Une menace sérieuse venait du Perthois. Sous cette montagne, l'ennemi avait creusé un tunnel de plus d'un kilomètre avec une ouverture sur le Casque. Pendant les tirs d'artillerie, les boches se retiraient sous ce tunnel pour revenir près de leurs mitrailleuses quand le feu se ralentissait. L'assaut ne pouvait être donné qu'après avoir réduit ces mitrailleuses au silence. Et c'est ici que la canon de 37, petit canon des tranchées, fit merveille : deux pièces furent amenées dans nos tranchées, aussi près que possible de l'ouverture du tunnel de Perthois et, après la préparation d'artillerie, par un tir rapide ils empêchèrent les mitrailleurs ennemis de reprendre leur position. Le tir fut si intense que par suite des gaz provenant de la déflagration de la poudre, plusieurs boches furent asphyxiés.

L'attaque du 3e bataillon du 7e RI (celui d'Augustin) eut à venir à bout de plusieurs mitrailleuses dissimulées dans des buissions ou des accidents de terrain et qui, jusqu'au dernier moment, s'étaient tues pour ne pas être repérées par notre artillerie. L'adjudant Guisnier (un des rescapés de Souville) arriva en rampant à un fortin solidement organisé et, par le trou ménagé sur la coupole pour le passage du périscope, lâcha une grenade. 

Dans ce combat meurtrier, en quelques minutes, 17 officiers du 3e Bataillon furent tués. Parmi eux, le Capitaine Popis, héros légendaire du régiment, ayant rapidement franchi les échelons de la hiérarchie et capitaine à 27 ans, commandait un bataillon.

Le brillant succès remporté par son régiment valut les étoiles du Colonel Borius ; mais nous le perdîmes pas, car le commandement de notre brigade lui fut donné. Le Colonel Jordan devait bientôt prendre le commandement du 7e RI.

[...]

Extrait : "le 7ème RI" - Livret rédigé par les soldats du 7e RI  >>> http://fr.calameo.com/read/001195841803529fecc59 

 

L'action menée par Augustin au bois du Casque fit l'objet d'une citation :

Capture cabot augustin Citation 30 avril 1917

 

"Ordre du Régiment n° 52 : A montré pendant le combat du 30 avril 1917 de rares qualités d'audace, de sang-froid. A réussi à repousser l'ennemi qui essayait de reprendre le terrain. Nettoyant un abri, a contribué à faire 14 prisonniers"
Source : fiche matricule d'Augustin Cabot : http://bit.ly/2qi4cjZ

 

Nous avons retrouvé sur ce site une photo qui serait datée du 30 avril 1917 : des soldats allemands fait prisonniers par les troupes françaises.  

La conquête du massif de Moronvilliers - SOUTERRAINS & VESTIGES

Accueil du site >Lieux >Champagne >La conquête du massif de Moronvilliers

http://souterrains.vestiges.free.fr

30 avril 1917 Capture prisonniers 7e RI

 

Les conditions de vie sur place furent très difficiles. Un extrait : 

"Après de si rudes combats, le général Eon pourra dire à sa division qui ne sera relevée que le 1er mai : « Vous avez combattu dans la boue et sous la pluie glaciale, vous êtes restés quatre nuits sans sommeil, vous avez enlevé six lignes de tranchées ennemies sur une profondeur de plus de trois kilomètres au prix d’efforts magnifiques et vous êtes toujours sur la brèche, prêts à supporter tous les sacrifices qu’exigent les opérations en cours et votre devoir envers la Patrie... »

Sur le site Mémoire des Hommes, il y a eu au minimm 70 soldats du 7ème RI morts le 30 avril 1917. Toutes les fiches n'étant pas encore indexées, nous ne pouvons, dans l'immédiat, donner un chiffre précis des pertes et connaitre l'identité des poilus. 

30 AVRIL 1917 Pertes du 7e RI

Pour en savoir plus, voici le lien qui vous mènera au journal de marche du 7ème RI avec le plan de l'attaque du Bois du Casque ; on relèvera aussi les actions héroïques du Lieuteant Dupuy et du Capitaine Poppis. 

 

 

 

 

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24 décembre 2016

Vidéo et Souville

Bonjour à tous

 

Voici une vidéo réalisée par France 3 sur le fort de Souville lors des combats de juillet 1916.

Il y est question de quelques hommes qui défendirent le fort : il s'agit de territoriaux et de Kléber Dupuy avec quelques soldats de sa compagnie. Augustin se trouvait tout proche du Lion qui a été dressé après guerre.

 

Histoires 14-18 : Le fort de Souville résiste

En juillet, le Fort de Souville a permis de mettre un terme définitif aux offensives allemandes pour prendre Verdun. De nombreux combats ont lieu, que certains observateurs compareront à la bataille de Thermopyles. Depuis la chute de Douaumont, Souville est devenu le principal point d'observation pour les français.

http://france3-regions.francetvinfo.fr

Je profite de ce billet pour souhaiter à tous de belles fêtes de fin d'année, et plus particulièrement aux membres de ma famille ; je ne les oublie pas et prépare un billet pour l'année prochaine !


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13 juillet 2016

Kléber et Augustin à Verdun - 4

Le verrou est tiré

Au soir du 12 juillet, les Allemands avaient reflué vers la chapelle Ste-Fine. Le plus grand nombre avait été fauché en avant du fort. Un aphorisme de Falkenhayn était que "trois hommes et une mitrailleuse arrêtent une section". Les "trois hommes et la mitrailleuse" étaient français (En fait, Dupuy avait disposé des trente-cinq hommes qui lui restaient et de trois mitrailleuses).
"La situation devenait grave, observait Pétain, car notre dernière position, des forts Saint-Michel à celui de Souville, se trouvait investie à très courte distance. Si nous venions à la perdre, Verdun apparaîtrait à découvert, au centre d'un vaste cirque, dont les bords seraient tenus par l'ennemi. Notre occupation de la rive droite, dans ces conditions, serait irrémédiablement compromise..."
Le chemin de Verdun passait par Souville et la caserne Marceau.
En affirmant sa volonté de défendre jusqu'à la mort les ruines du fort, battu par l'un des assauts les plus féroces de cette guerre féroce, et en les défendant, Kléber Dupuy avait tiré le verrou.
Ainsi revint à un lieutenant l'honneur de mettre un terme à la bataille défensive de Verdun.
Source : Miroir de l'histoire - numéro spécial L'enfer de Verdun - 1976
 

KLEBER DUPUY

Kléber Dupuy
L'action décisive de Kléber Dupuy et sa compagnie au fort de Souville vue par les survivants : un ouvrage très rare prêté par Jean-Louis Dupuy, neveu de Kléber et rédigé par le Docteur Delon, ancien Médecin-major au 7e RI : pages 23 et suivantes : 
                                       


Vous pouvez retrouver les faits d'armes de Kléber et d'autres articles sur la grande guerre sur le blog de Jean-Louis Dupuy ici :

VERDUN : LA BATAILLE ... 11 juillet , Souville vu par " Tranchées " ... suite 1

LA DEFENSE DE SOUVILLE PAR LE LIEUTENANT KLEBER DUPUY " Le 11 juillet à 6 heures du matin , un jeune lieutenant du 7° R.I. pénètre dans le fort de Souviille avec ce qui reste de la 3° coùpagnie du régiment , 60 hommes sur les 200 du départ , intoxiqués " blessés ou morts sous les bombardements , il est le dernier officier , son capiraine est intoxiqués .

http://httpdupuyblogspotcom.unblog.fr


Je remercie ici Jean-Louis Dupuy pour toutes les informations qu'il m'a transmises.
Henri COURTADE a publié un roman intitulé "KLÉBER" en 2013. Il relate l'aventure du Fort de Souville. Court mais intense.

Kleber - Henri Courtade

J'ai vu, révélé par le flash de l'éclair l'espace d'un dixième de seconde, ressurgir sur son visage la terreur sourde et profonde que mon grand-oncle cachait aux yeux de tous sous ses pitreries incessantes.

http://www.babelio.com

A suivre...

 

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