Les frères CABOT dans la grande guerre

01 janvier 2014

La légion d'honneur ?

Bonjour à tous !

Ah ! les archives ! C'est fou ce qu'on y trouve !

Les Archives Nationales, pour la partie Archives publiques, de la Révolution à nos jours et fonds privés (toutes périodes) sont implantées à Pierrefitte, dans un tout nouveau bâtiment immense et ultra-sécurisé. Ici lors d'une consultation de documents (que vous pouvez réserver en ligne), il est interdit d'écrire au stylo à bille, un agent circule dans les espaces et, à la sortie, vos affaires sont vérifiées.

Malgré tout, nous avons pu consulter le dossier d'Auguste Bertaux, mari de notre arrière-grand-tante. Dossier de... demande de légion d'honneur ! Déjà titulaire du Mérite Agricole, et appuyé par un député d'Eure-et-Loir, Auguste avait espéré obtenir cette belle distinction. Beau parcours... Je vous laisse découvrir les images. Grand merci au personnel des archives.

Papier à en-tête et rapport d'enquête de la police

RAPPORT D’ENQUETE DE LA POLICE

Proposé pour la décoration de la Légion d’honneur

Pour satisfaire au désir exprimé par votre lettre du 11 décembre, j’ai l’honneur de vous transmettre les renseignements recueillis sur le compte de M. Berteaux, proposé pour la décoration de la Légion d’honneur.

M. Berteaux Auguste, Marie né à Vesly-en-Vexin (Eure) le 16 octobre 1841, marié et père d’un enfant, demeure 101, rue Michel-Bizot.

Il est établi négociant en grains depuis 1863 et occupe une cinquantaine d’employés.

Syndic de la Chambre Syndicale de la graineterie de Paris, il est en outre expert près le Ministre de la Guerre, la Préfecture de la Seine et l’Administration de l’Assistance Publique.

BERTAUX Magasins entrepôts Papier en tête

AB En tete

Bio AB 1

Bio AB 2

Bio AB 3

Il a rempli, en 1893, en Italie, pour le compte du Ministère de la Guerre, une mission ayant trait au ravitaillement des fourrages.

M. Berteaux est Officier du Mérite Agricole depuis août 1901.

Les informations prises à son sujet sont favorables.

Il ne fait l’objet d’aucune remarque au point de vue politique ; toutefois, ses sympathies seraient acquises aux Institutions Républicaines.

Dans ces conditions je ne vois pas …

 

 

 

Extraits du journal "L'Estafette"

Article presse AB 1

Article de presse AB 2

Article de presse AB 3

 

 

Note biographique de M. Bertaux Auguste (jointe au dossier de demande de Légion d’honneur)

 

433

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437

 

Bertaux Auguste Marie né le 16 octobre 1841 à Vesly (Eure) arrivé à Paris en 1855 entré comme petit employé à la Maison Menier pendant 5 ans, entré ensuite dans une petite maison de graineterie et herboristerie située à Paris rue Culture Sainte Catherine jusqu’en 1863, époque à laquelle il devient le successeur de son patron, petite maison qui était fondée depuis 1825. Par suite de son travail, de son intelligence aux affaires, il fut obligé de l’agrandir progressivement. Il abandonna l’herboristerie pour se livrer complètement au commerce de grains et de fourrages. Il transporte successivement la maison de commerce rue des Terres Fortes, place de la Bastille, puis 21 rue Crozatier pendant 28 ans et aujourd’hui 101-103 rue Michel Bizot, où il a une installation modèle avec tous les perfectionnements.

Bertaux Auguste est à la tête de cette importante depuis 42 ans. Il est expert du Ministère de la Guerre et de la Préfecture de la Seine, syndic de la Chambre syndicale de la Graineterie de Paris, arbitre de cette même chambre, chevalier du Mérite Agricole depuis 1898, officier du Mérite Agricole du 14 juillet 1901, médaille d’Argent à l’exposition universelle de 1900, membre du Comité républicain du Commerce et de l’Industrie, membre de la Caisse des Ecoles du XIIe et de différentes œuvres charitables du XIIe.

Son installation de la rue Michel Bizot est donc la plus belle de Paris et la mieux aménagée que l’on puisse voir pour le commerce de grains et fourrages, possédant tous les appareils perfectionnés pour le nettoyage des grains qui sont actionnés par un moteur d’un four de 20 chevaux, en un mot c’est une installation unique dans son genre. Nombreux personnel et nombreuse cavalerie sont nécessaires pour l’exploitation de cette importante maison de commerces.

La Croix de la Légion d’Honneur serait donc la récompense de 45 ans de travail et d’honneur.

 

 

Avis du Préfet : favorable

 

Avis du Chef de Service : titres insuffisants.

 

Extraits des demandes de légion d'honneur :

414

419

417

 

Auguste a réalisé un beau parcours professionnel. Notons qu'il est arrivé à Paris à l'âge de 14 ans ! Sa mère était vendeuse de modes en région parisienne.

Avez-vous remarqué l'immensité des entrepôts sur le papier à en-tête ?

Pour la médaille d'argent à l'exposition universelle de 1900, il s'agit en fait du traitement de l'avoine, céréale qui a toujours été la plus coûteuse fin 1800-début 1900 et qui était nécessaire à l'alimentation des chevaux.

Je vous mets un lien ici vers un rapport présenté au jury ; on peut supposer qu'il s'agit du dossier ayant remporté la médaille d'or.

Hélas la famille Bertaux a connu bien des soucis... Le décés du fils en 1909 ; 2 mois plus tard l'incendie de l'entrepôt (cf article plus bas), la disparition du père en 1910, la mise en vente du fonds de commerce en 1911...

Il nous manque juste la photo d'Auguste et d'Appoline. Nous savons où elle se trouve : chez Marguerite à Rouen. Nous lui avons demandé une copie il y a plus d'un an... Si quelqu'un pouvait intervenir...

Vous constatez qu'aux archives on trouve vraiment des dossiers de toute nature !

Bon début d'année et à bientôt

MHC

 

 

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25 décembre 2013

Citation au Journal officiel de la République française.

 Bonjour,

Un internaute, Pascal que je remercie, m'annonce que la médaille militaire attribuée à Augustin a fait l'objet d'une publication au journal officiel en juillet 1920. Soit près de 3 ans après sa mort...

Voici le texte, avec une petite erreur : c'est côte 344 au nord de Verdun qu'il est tombé, et non 304.

Nous y reviendrons quand nous aborderons le parcours de notre grand-oncle.

 Journal officiel de la République française. Lois et décrets

Journal officiel de la République française. Lois et décrets
Source: gallica.bnf.fr

A bientôt pour un nouveau billet qui sera également consacré à une médaille, mais d'une tout autre nature...

 MHC

 

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21 décembre 2013

Charretier GIBAULT

 Bonjour,

En rapport avec les Bertaux, un nouveau message pour vous dire que les rues de Paris n'étaient pas sûres au début du 20è siècle ! Nous avons retrouvé un nouvel article du Petit Parisien qui en a publié plusieurs sur le crime d'un charretier qui livrait du foin régulièrement chez Auguste Bertaux.

 

Le Petit Parisien du 23 février 1909

 5e colonne

Le Petit Parisien (Paris)
Le Petit Parisien (Paris)
Source: gallica.bnf.fr

 Suite

Le Petit Parisien (Paris)
Le Petit Parisien (Paris)
Source: gallica.bnf.fr

Pour plus de confort, vous pourrez poursuivre la lecture de cet article sur le site de la Bibliothèque Nationale de France (en cliquant sur les liens en bleu, puis 2 fois sur la page de journal affichée, 1ère et 2ème colonne sur la gauche) et en zoomant avec la loupe (voir ci-dessous)

 Dans le porte-monnaie de Gibault : 31,50 F, ce qui nous fait aujourd'hui ?

Si vous avez lu le précédent billet sur l'incendie, vous devriez trouver !!

A bientôt pour un prochain message !

 MHC

 

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08 décembre 2013

Au feu !

Bonjour à tous

Nous devions en apprendre davantage sur le parcours militaire de Jules CABOT.

Mais avant tout, et parce que les recherches aboutissent parfois rapidement, je voudrais aujourd'hui partager les découvertes faites récemment (tout simplement en changeant les mots clés de recherche !).

Dans un précédent article nous avions découvert la vie des Bertaux, oncle et tante d'Augustin.

Nous avions déniché une photo de l'incendie à l'entrepôt de foins, fourrages, graines.

Voici l'article qui le relate : 5e colonne "Magasin à fourrages détruit par le feu"

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5632981/f3.image.r=Berteaux#

 Les ruines de l'entrepot :

 

BERTAUX Incendie

 Les dégats sont importants : 300 000 F, d'après l'article de presse.

300 000 F, c'est 114.445.655,08 € de nos jours.

C'est l'Insee qui nous le calcule : Voir ici

 

 

L'enquête de la police :

"La guerre aux fourrages"

Le Figaro (Paris. 1854)
Le Figaro (Paris. 1909)
Source: gallica.bnf.fr

Suite de l'article

Le Figaro (Paris. 1854)
Le Figaro (Paris. 1909)
Source: gallica.bnf.fr

 

Un an plus tard, Auguste Bertaux décède.

Deux années après l'incendie, le fonds de commerce rue Michel Bizot et Rue de Toul est mis en vente par le tribunal de Paris : 300 000 F, le montant de l'estimation après l'incendie...

Extrait du journal "Le Figaro" du 06 juin 1911 :

Prochain message : les mystères de Paris !

 

A bientôt !

MHC

 

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23 octobre 2013

Kléber et Augustin à Verdun...

Bonjour

Un petit message qui revient sur un ouvrage publié très récemment

concernant la bataille de Verdun, et l'action décisive de Kléber Dupuy au sein de la 3e compagnie du 7ème RI :

 http://www.sudouest.fr/2013/10/23/discret-heros-de-verdun-1207684-2733.php

 

A bientôt

MHC

 

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19 octobre 2013

Chez les Bertaux

Bonjour à tous ceux qui suivent l'actualité de ce blog,

 

Un petit problème de connexion à l'ADSL désormais résolu, et du nouveau depuis juillet...

Rappelez-vous le message consacré aux Bertaux : négociants en grains dans le 12e arrondissement de Paris, Appoline Bertaux, tante d'Augustin, envoyait des colis et de l'argent sur le front de guerre à ses neveux.

Nous avions entrepris des recherches et vous avez été informés des résultats.

De passage en aout dernier dans la capitale, et ayant devant nous quelques heures, nous nous sommes rendues au domicile des Bertaux, aux 101, 103 et 103 bis avenue du Général Michel Bizot.

 

Photo d'une des portes : AB = Auguste et Appoline Bertaux

BERTAUX Porte logo

 

La façade de l'immeuble des Bertaux :

101 103 av michel bizot paris

La résidence se situe dans un quartier calme. Au 101 de la rue on y trouve, comme vous le voyez, un garage où nous avons demandé des renseignements sur nos ancètres... en vain.

Nous avons donc sonné aux portes 103 et 103 bis. Portes d'époque, avec cuivre en bas, initiales du propriétaire et façade classée...

Première résidente à l'interphone qui nous donne le nom de son voisin, M. P...... que nous interrogeons par téléphone de la rue.

Oui M. P a connu les Bertaux. Ou plutôt Bertaux Fils qui a vendu en 1957 les 13 appartements de cette grande batisse, ainsi que le fonds de commerce (pour rappel : commerce de foins, chevaux, ainsi qu'un lavoir à chevaux qui existe toujours !). M. et Mme P. n'ont jamais revu le fils Bertaux...

Après quelques minutes d'entretien, Mme P. nous propose de monter à son appartement.

Passées la porte du hall (103 bis), quelle surprise ! Que c'est grand et haut !! Sur le  mur, peinture imitation marbre, tout semble d'époque ! Petit ascenseur pour 3 personnes, avec à sa gauche un escalier où une plaque a été cloutée avec "Essuyez vos pieds" !

Arrivées au dernier étage, nous sommes accueillies par le couple de retraités. Ils ont acheté l'appartement au fils Bertaux.

M. P. vivait déjà ici avec ses parents ; il entendait les chevaux taper avec leurs sabots contre les murs !

Les Bertaux vivaient au 3e étage avec leurs employés qui disposaient d'un appartement. Ils pouvaient meme y installer leur famille ! Mme P. me dit que les Bertaux étaient généreux et qu'ils avaient une attitude paternalisme envers leurs employés (un peu comme Godin, Michelin et St-Frères).

Dans cet appartement nous avons pu admirer une magnifique cheminée d'époque, avec un réchauffe-plat en cuivre. Il y a d'autres cheminées de ce type dans l'immeuble.

Comme il en est convenu avec lui, nous retournerons chez ce couple pour prendre des notes et des photos. Nous le remercions pour sa confiance.

Et ce qu'il en ressort, c'est qu'il  y a bien une descendance chez nos ancètres ! Effectivement, les archives du 12e arrondissement de Paris sont consultables en ligne jusqu'en 1902 je crois ; il nous faut donc prendre rendez-vous avec la mairie pour trouver des éléments plus récents sur cette famille. Espèrons !

A suivre et à bientôt pour continuer le parcours de Jules au 405e RI.

MHC

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08 juillet 2013

CABOT Jules

Bonjour,

Après Léon, disparu à Chuignes le 25 septembre 1914, nous allons étudier le parcours de son frère Jules.

Né le 04 septembre 1895, il fait partie de la classe 1915. Voici sa fiche matricule (archives départementales de Rouen)

CABOT Jules Fiche matriculaire

Il a appartenu au 31e RI, puis 405e RI, 74e RI, 94e RI et 103e Régiment d'artillerie lourde, en 1923.

 

Le 15 mars 1915 il passera au 405ème régiment d'infanterie.

Disparu le 24 juin 1916 devant Verdun, en avant de Souville. En captivité à Guissen.

Rapatrié en France le 03 décembre 1918.

Arrivée au dépôt de transition des isolés de la 3ème région le 08 décembre 1918.

5 enfants en 1938.

Voici sa photo (vers 1950).

CABOT Jules

Nous étudierons le parcours de Jules quand il était au 405ème RI.

D'abord les cartes de correspondances qu'il avait envoyées à Augustin et à sa famille :

 

Jules 1_Page_1

Jules 1_Page_2

Jules 2_Page_1

Jules 2_Page_2

 

Jules janv 1916_Page_1_Page_1

Jules janv 1916_Page_1_Page_2

Jules Sept oct 1915_Page_1

 

 

ATTYUH92

Jules 29 Aout 1915_Page_1

Jules 29 Aout 1915_Page_2

Jules Oct 1915_Page_2

 

Jules dec 1915_Page_1

Jules dec 1915_Page_2

Voici la retranscription des cartes, y compris avec les fautes :

(Pour permettre de les classer, les dates sont au format suivant : AAAA/MM/JJ)

1915/08/21

2

Cher frère,

Je t’envoie ces quelques mots pour te donner de mes nouvelles et pour te dire que je suis aux tranchées. Je suis à peu près à la même place que la dernière fois. On y est pour vingt jours, on va faire des sapes et on fera peu être sauter les Boches.

 

Ton frère

 

 

CABOT Jules, 405ème RI – 5ème Cie

   

1916/02/05

62

Chers Parents,

Aujourd’hui je suis en tranchées de 1ère ligne. Ça tape toujours comme à l’abitude. La nuit on ne reçoit aucun coup de canon. Il est midi, le bombardement vient de s’arrêter un peu.

Je vous embrasse bien fort. Votre fils qui pense à vous.

Hier j’ai manqué d’être blessé avec mon caporal, il y a un aubus qui a éclaté à deux mètres de notre gourbit qui a volé en morceaux. J’ai encore la tête toute bosselée du coup que j’ai reçu, mais ce n’est rien.

Je viens de recevoir votre lettre du 3 février. Je suis content que vous ayez reçu mon colis.

 

 

Jules CABOT

 1916/01/07

59

Chers Parents,

Je suis toujours en bonne santé. J’ai reçu votre lettre du 3 janvier hier. On retournera aux tranchées Lundi prochain à la même place que la dernière fois. Pour le moment on est à Lacondée.

Je vous embrasse bien fort.

Votre fils qui pense à vous.

 

 

Jules CABOT

 

 

1915/12/08

54

Chers Parents,

J’ai reçu votre lettre hier. Je me porte très bien et je pense que vous êtes de même.

Le mauvais temps continue toujours. Je termine en vous embrassant de tout cœur ainsi que toute la famille.

Je vous enverrait une bague dans quelques jours.

 

 

Jules CABOT

 

 

1915/10/05

52

Chers Parents,

Je suis toujours en bonne santé. On est encore au repos au même pays mais on s’attend à repartir aux tranchées d’un moment à l’autre.

Je vous embrasse ainsi que toute la famille.

Votre fils qui pense à vous.

 

 

Jules CABOT

 

 

1915/10/01

46

Chers Parents,

J’ai reçu votre lettre du 26 hier soir et je vous écris aujourd’hui pour vous donner de mes nouvelles qui ne sont pas très bonnes.

Je suis dans les tranchées depuis le 24, je vous assure que c’est très dure. On a attaqué le 26, il reste presque plus personne du régiment, surtout à la 5ème compagnie, il reste plus qu’une dizaine et d’autres compagnies qui sont la même chose. Mon camarade Desprêle est évacué de hier il a le genou enflé.

Votre fils qui pense toujours à vous.

 

 

Jules CABOT

 

 

1915/08/29

41

Je me porte toujours très bien. Ce soir on change de place on va en arrière. J’ai reçu une lettre d’André Lévêque, il est arrivé au front dans le Nord.

Il fait toujours beau temps mais il a l’air de se brouiller aujourd’hui.

Je termine ma carte en vous embrassant de tout cœur ainsi que les frères et sœurs.

Votre fils qui vous aime.

 

 

Jules CABOT

 

 

1915/07/20

38

Chers Parents,

Nous allons dans les tranchées ce soir ou demain. Notre lieutenant y à été cette nuit pour reconnaitre les emplacements.

Votre fils qui vous embrasse.

 

 

Jules CABOT

 

 

1915/07/30

37

Chers Parents,

J’ai reçu votre lettre aujourd’hui qui m’a fait bien plaisir. Car on s’ennuie un peu dans les tranchées. C’est ce soir qu’on va en deuxième ligne. Aujourd’hui il y a eu de l’orage toute l’après-midi ; il y a quelques trous, c’est moi qui suis de soupe se soir.

Je vais prendre quelque chose comme boue.

Votre fils qui vous aime.

 

 

Jules CABOT

 

 

1915/03

30

Nous partons ce soir à 7 heures ½ on a touché les cartouches lundi et on est tout-à-fait équipé, on va à Marlotte. Ma tante Bertaux ma écris et elle ma envoyer 5 franc je lui ai envoyer une photographie. Je vous écris cette carte en attendant la soupe. Elle est à 4 heures et après on va s’en aller, les 3 compagnie vont nous accompagner jusqu’à la gare. Je vous envoie la clé de ma boîte que j’ai mi hier soir au train.

31e d’inf, 2e section, détachement de Marlotte, Seine et Marne.

Votre fils

 

 

Jules CABOT

 

 

1916/02/05

62

Chers Parents,

Aujourd’hui je suis en tranchées de 1ère ligne. Ça tape toujours comme à l’abitude. La nuit on ne reçoit aucun coup de canon. Il est midi, le bombardement vient de s’arrêter un peu.

Je vous embrasse bien fort. Votre fils qui pense à vous.

Hier j’ai manqué d’être blessé avec mon caporal, il y a un aubus qui a éclaté à deux mètres de notre gourbit qui a volé en morceaux. J’ai encore la tête toute bosselée du coup que j’ai reçu, mais ce n’est rien.

Je viens de recevoir votre lettre du 3 février. Je suis content que vous ayez reçu mon colis.

 

 

Jules CABOT

1915/08/21

2

Cher frère,

Je t’envoie ces quelques mots pour te donner de mes nouvelles et pour te dire que je suis aux tranchées. Je suis à peu près à la même place que la dernière fois. On y est pour vingt jours, on va faire des sapes et on fera peu être sauter les Boches.

 

Ton frère

 

 

CABOT Jules, 405ème RI – 5ème Cie

 

 

1915 ?

4

Cher frère,

 

Je t’envoie de mes nouvelles qui sont toujours bonnes et je pense que tu es aussi en bonne santé.

Je te dirai je suis à un kilomètre et demi de la première ligne et ce soir ça va se rapprocher un peu, toutes les nuits on travaille on fait des tranchées en premières lignes et aussi des abris pour l’artillerie.

Ils ne savent pas quoi faire pour nous embêter voilà qu’ils vont nous passer une revue en tenue de campagne.

Ton frère qui pense toujours à toi.

 

 

CABOT Jules – 405ème – 7ème Cie

 

 

Voilà pour ce que nous avons gardé de Jules.

Pour connaitre les lieux de sa captivité, nous devrons patienter un peu, le temps que la Croix-Rouge, basée en Suisse, numérise toutes les fiches des prisonniers de la Grande guerre. Elles seront ensuite mises en ligne. A suivre donc... (voir le site)

Petite anecdote : sachant que Jules a été fait prisonnier le 24 juin 1916, nous avons tenté de retrouver, à partir du journal "La Gazette des Ardennes" le nom de notre cousin au camp de Guissen : il n'apparaît pas. Par contre il y avait, en juin 1916, un certain CABOT...Augustin ! Mais originaire du Tarn...

Guissen n'était qu'un centre de transit. Nous avons appris par les fils de Jules que leur père avait eu faim pendant sa captivité, qu'il était parti également travailler en Pologne, etc... Nous en saurons plus l'année prochaine !

 

Le prochain message sera consacré au parcours de Jules au sein du 405ème.

A bientôt et bonnes vacances à tous !

MHC

 

 

 

 

 

 

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08 juin 2013

Dernière minute...

Juste un petit message avant de vous présenter Jules prochainement...

 Grâce aux 4 cartes de correspondance de son père envoyées à Augustin en 1915, nous avons retrouvé la fille de Jules DELBARD ! Ce dernier était le copain d'Augustin et habitaient à 12 Km l'un de l'autre (Rosay/St-Victor l'Abbaye).

Ils ont fait leur classe ensemble au 155ème RI et se sont retrouvés au 7ème RI début 1915.

Plus d'infos lors d'un prochain message !

A bientôt

MHC

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01 avril 2013

Il y a 120 ans

Bonjour,

Après vous avoir présenté la famille CABOT à la ferme de Calais, nous allons désormais nous intéresser aux 3 premiers des 12 enfants d'Albert et Albertine : Augustin, Léon et Jules.

 

Ils ont participé à la Grande guerre, dès le 2 août 1914 pour Augustin et Léon, et en 1915 pour Jules.

 

Aujourd'hui, nous étudierons le parcours de Léon, le 2ème fils, puisqu'il n'a pas participé longtemps hélas à ce conflit : il est tombé dans le petit village de CHUIGNES, à environ 30 kilomètres d'AMIENS (80), le 25 septembre 1914.

 

Tout d'abord nous avons sa photo (merci à René Vittecoq)

2012-10-17 21

Caporal Léon CABOT, né en août 1893 il y a 120 ans...

 

Ensuite sa fiche matricule (source : Archives départementales de la Seine-Maritime)

 CABOT Léon fiche matricule

 

Puis les documents relatant le parcours du 37ème régiment d'infanterie le 25 septembre 1914 (sources : BDIC Nanterre - Historique du 37ème Régiment d'infanterie)

 

CABOT Léon 25 sept 1914 Chuignes

 

L'extrait du journal de marches des opérations du 37ème régiment d'infanterie (source : Service historique de la Défense)

SHDGR__GR_26_N_612__009__0019__T

Vous remarquerez que nous avons peu de détails sur cette journée.

 

Alors nous allons regarder le journal de marches du 2ème bataillon de chasseurs à  pied (2è BCP) qui était aux côtés du 37è RI :

2E BCP SEPTEMBRE 1914

2E BCP SEPTEMBRE 1914 PAGE 2

2E BCP SEPTEMBRE 1914 PAGE 3

 

Et le résumé nous est fourni par la Bibliothèque nationale de France (BNF) qui a numérisé "Les armées françaises dans la Grande guerre" sur son site Gallica : annexe 1233 (page 117) : cliquez sur le petit rectangle au centre, en bas de l'image et patientez quelques secondes. Il vous suffira ensuite de zoomer avec la loupe à gauche pour agrandir :

 

 Nous comprenons mieux ce qui s'est passé... Beaucoup de pertes ce vendredi 25 septembre 1914.

Et pour mieux visualiser le début du conflit, voir la cartographie au jour le jour, près d'Amiens : le 37ème RI appartenait à la 11e DI, 2e CA, en cliquant ici. Superbe travail réalisé par Jean-Michel Martin.

 

Les lieux, aujourd'hui :

Le village de CHUIGNES

2013-04-01 13

2013-04-01 13

2013-04-01 13

Nous lisons 37e et 2e BCP

 

Selon le service chargé des nécropoles de BRAY SUR SOMME, les ossements retrouvés aux alentours de CHUIGNES ont été rassemblés à l'ossuaire de la nécropole nationale de DOMPIERRE-BECQUINCOURT, située à quelques kilomètres de là :

2013-04-01 13

 

DOMPIERRE BECQUINCOURT NN

DOMPIERRE BECQUINCOURT 80 Ph 1

DOMPIERRE BECQUINCOURT Ph

2013-04-01 13

DOMPIERRE BECQUINCOURT

 Nous avons aussi des éléments sur le village de CHUIGNES après cette bataille, en novembre 1914.

Il s'agit du témoignage du sergent Frédéric BRANCHE, du 99ème régiment d'infanterie qui a stationné au village : voici le lien vers un site indispensable :  "chtimiste" (voir au 23 novembre 1914). Merci à Didier pour la mise en ligne. On peut trouver une quinzaine de photos de ce régiment sur le même site : chtimiste, choisir photos, infanterie.

 

Le village a beaucoup souffert de la bataille appelée après guerre "La course à la mer".

Le régiment de Léon appartenait à la division de Fer.

Ci-dessous : un plan des tranchées de CHUIGNES, mais en 1916 :

CABOT Léon tranchée Chuignes

 Par simple curiosité, nous avons feuilleté aux archives départementales de la Somme le dossier concernant les dommages de guerre de cette commune : évaluation des dégâts, plans, coûts, indemnités aux familles, aux propriétaires etc...

Même les arbres devaient être remboursés par l'Allemagne : 462 souches d'arbres qui appartenaient à la commune ! De même dans les écoles, les tableaux aux murs : tout !

L'église et le cimetière ont également été touchés. En 2012, l'Allemagne vient seulement de finir le remboursement des dommages.

 

Conclusion concernant Léon :

La famille disait qu'il était disparu. Nous savons maintenant où sa dépouille a été transférée.

Nous connaissons désormais les circonstances dans lesquelles il est tombé.

Une fiche sur le site Mémorial genweb est consacrée à Léon : c'est ici

Pour finir, voici un extrait de l'ouvrage "La division de Fer" :

"Le général COLIN avait mesuré l'étendue de leurs sacrifices lorsque, le jour de son entrée à Metz en novembre 1918, il avait demandé que l'on fit sortir des rangs d'un régiment les anciens qui avaient quitté Nancy en 1914 avec lui, et qu'il s'en était avancé trois seulement".

 

Le prochain message sera consacré à Jules, qui est parti à la guerre en 1915.

Bonne lecture et à bientôt !

MHC

 

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09 février 2013

MAINOT, BERTAUX, CABOT...CADEAUX !

Bonjour,

Mars 1915

"Ma tante Bertaux m'a écrit et elle m'a envoyé 5 F. Je lui ai envoyé une photographie". Jules Cabot

Décembre 1916

"La tante Bertaux m'a envoyé un colis et m'a écrit qu'elle en envoyait un à Jules". Augustin Cabot

Novembre 1916

"Ma tante Bertaux m'a envoyé une paire de chaussettes qu'elle a faites". Augustin Cabot

Avril 1917

"J'ai reçu un colis de ma tante Bertaux hier, il contenait saucisson, pain d'épice et boîtes de conserves". Augustin Cabot

 Voilà ce qu'écrivaient les frères Cabot pendant la Grande guerre.

 

Qui était la tante Bertaux ?

Si l'on reprend l'arbre généalogique de notre ancètre Albertine, née Mainot :

Arbre généalogique CABOT

Appoline est la soeur de la mère d'Albertine. Née en 1844 à St-Victor-l'Abbaye, elle est partie travailler près de Paris, à Meulan (Seine & Oise). Elle était vendeuse de modes chez sa future belle-mère, Mme Vve Bertaux.

Appoline s'est donc mariée en novembre 1864 avec Auguste Bertaux, âgé de 23 ans, né à Vesly (Eure) de profession négociant en grains. Le couple était de tous les mariages à St-Victor et l'on retrouve au moins à deux reprises le nom Bertaux en qualité de témoins. Ils étaient aussi parrain et marraine de notre ancètre Albertine qui, selon la légende, aurait hérité d'eux !

Les Bertaux ont résidé juste après leur mariage au 32 rue Culture Sainte-Catherine à Paris (actuellement rue de Sévigné) puis 21 rue Crozatier (Paris 12ème). De leur union est né Auguste Clément Bertaux en 1866.

Auguste Bertaux père a acheté plusieurs commerces en grains et foins à Paris :

- Août 1882 : Achat d'un fonds grains-fourrage, rue Ste Croix Bretonnerie n° 35 (juste à côté des chocolats Meunier),

- Juin 1893 : Achat d'une clientèle en grains (sans adresse) à M. Frère

- Janvier 1908 : Vente du dépôt fibres de bois, grains et fourrages 24 boulevard Diderot et 4 Cour des Petites Ecuries.


Intéressons-nous à ce dépôt boulevard Diderot : il apparait sur beaucoup de cartes postales anciennes de la Gare de Lyon dont il est tout proche : on peut voir sur cette carte en haut et à gauche l'inscription "dépôt général de fibres de bois". Ce fonds a été acheté pour le fils d'Appoline, Auguste.

 

BD DIDEROT

 

Et aussi une autre carte que nous nous sommes procurées à Paris, auprès de l'association Parimagine, photothèque des jeunes parisiens que je remercie au passage (voir en liens amis leur site)

 GARE LYON METRO BERTAUX

 

On peut y voir l'entrepôt au fond et à droite. Il a fallu une loupe pour distinguer le nom A. Bertaux Fils, successeur.

 

 

Revenons aussi au 21 rue Crozatier où a longtemps vécu le couple Bertaux : voici une carte postale : à droite de l'image, où est indiqué "Défense d'afficher", il s'agissait de leur maison et des bâtiments où étaient entreposés graines et foins. "Ouverte en 1862, cette voie privée, fermée à l'origine par des grilles, relie les rues de Charenton et Crozatier" nous explique l'ouvrage Mémoire des Rues, Paris 12ème, édité par l'association Parimagine.

Après recoupement avec le cadastre de l'époque, il s'agit bien du 21 rue Crozatier.

 

PASSAGE ABEL LEBLANC RUE MICHEL BIZOT

 


On trouve des traces d'activités commerciales des Bertaux dans le bottin des commerces de Paris de l'époque.

Merci aux contributeurs du forum CPArama qui m'ont renseignée. 

 Voici leurs réponses :

Re: BOTTIN COMMERCES DE PARIS

 par bastille91 » Lun 13 Aoû 2012 22:12

 Bonjour
voici une copie de de 1904 on l'on trouve le nom de Auguste BERTAUX (Grains ,Graines et Fourrage : rue Crozatier
Par contre je ne retrouve plus de "Bertaux "grains et fourrages dans les annuaires après 1911

plus de renseignements ""Normalement" dans quelques jours
Bastille91
pascal


en 1911 : 101 et 103 Michel Bizot : BERTAUX ,grains et fourrages
en 1913 : 101 et 103 Michel Bizot : VIOLET, grains et fourrages

 [MON SITE PERSO de CARTES POSTALES ANCIENNES]
Pascal
Mes deux pages préférées : MUCHA et REUTLINGER
Pour le plaisir des yeux
Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage

Re: BOTTIN COMMERCES DE PARIS

par bastille91 » Mar 14 Aoû 2012 00:15

Bonjour à tous
voici une deuxième adresse en "1904" on l'on trouve le nom de BERTAUX (AUG) au 101 et 103 rue Michel-bizot

A suivre
Bastille91
Pascal

[MON SITE PERSO de CARTES POSTALES ANCIENNES]
Pascal
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Pour le plaisir des yeux
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Re: Berteaux sur le BOTTIN COMMERCES DE PARIS

par Carpostale » Mar 14 Aoû 2012 14:04

La piste Michel-Bizot est bonne.
En 1923 (Bottin), c'est Violet P. qui est aux 101 & 103 de cette rue dans le commerce des Grains & Fourrages
Carpostale

Carpostale

BERTAUX Bottin commerces

 

Re: Berteaux sur le BOTTIN COMMERCES DE PARIS

par collector51 » Mar 14 Aoû 2012 15:43

bonjour,

apport de grains à moudre

sur le site référentiel des permis de construire à Paris, il est fait mention de la famille BERTAUX à cette même adresse :

====================================================

101, 103 rue Michel-Bizot (18e arr.)
Bertaux, 21 rue Crozatier
Marquet, 9 boulevard Saint-Martin
Construction d'un vaste magasin à fourrages sur terre-plein
2 février 1884 (travaux commencés)

====================================================
103 rue Michel-Bizot
Aug. Bertaux, 21 rue Crozatier
E. Guigardet, 207 rue Saint-Antoine
Construction avec écuries et remises
29 avril 1897

===================================================

103 rue Michel-Bizot
Bertaux, 21 rue Crozatier
Guigardet, 207 rue Saint-Antoine
Hangar à fourrages
22 décembre 1891

=================================================
cdlt

christian

 

Comme vous le constatez, beaucoup d'activités commerciales chez Appoline et Auguste !

D'après l'ouvrage "Paris, deux mille ans d'histoire" par Jean Favier aux éditions Bayard, il y avait à Paris en 1900, 15 000 voitures à cheval, 50 000 automobiles et 165 000 bicyclettes, et surtout 100 000 chevaux ! Le cheval se restaure, le nez dans un sac d'avoine pendu aux oreilles. Dès 1900, l'automobile le concurrence : remplacement de l'omnibus à chevaux en 1906, voiture et lignes de métro. On peut voir une vidéo très intéressante sur la circulation à Paris en 1900 :

la circulation à Paris en 1900

 

Les Bertaux père et fils vendaient donc du foin et graines pour les chevaux. D'ailleurs, comme nous l'a confirmé notre cousine Marguerite Vittecoq, une partie de la production de la ferme de Calais partait à Paris dans leurs entrepôts, tout près de la gare de Lyon.

Une petite photo d'un marchand de foin :

 

Foins image commerçant

 

Et une autre carte où l'on aperçoit les ruines de l'incendie de l'entrepôt de foins des Bertaux au 101-103 rue Michel Bizot

BERTAUX Incendie

On peut voir la légende de cette photo sur le site Parimagine : http://www.parimagine.fr/Piwi/galleries/Arrondissements/Paris-12/5223.jpg

 

Une fin tragique...

En 1909, le fils d'Appoline décède à 43 ans, au 17 rue de Penthièvre à Sceaux (92) où il était soigné. A cette adresse il y avait une maison de santé mentale. Il était marié avec Marie Chainbault, sans profession.

Cliquer sur ce lien pour visualiser la photo de cette villa http://archives.sceaux.fr/cartes-postales/documents-figures/batiments-prives/villa-penthievre. Merci à l'association de Sceaux qui m'en a confirmée l'existence.

Un an plus tard, c'est le mari d'Appoline qui décède, à l'âge de 69 ans, au 103 avenue du général Michel Bizot, Paris 12e.

Restée seule à cette adresse, Appoline envoyait des colis à ses neveux Augustin et Jules, et aussi à d'autres membres de la famille qu'elle connaissait moins, par exemple une trottinette à Noël chez les Maillet que nous avons rencontrés à St-Victor-l'Abbaye ! La tante est décédée à Paris à l'âge de 87 ans, en 1931.

Marguerite Vittecoq a une photo des Bertaux. A suivre...

Les recherches sur les Bertaux ont été très intéressantes, la ville de Paris était beaucoup photographiée au début du siècle et les états-civils en ligne nous ont bien facilité la tache !

Nous nous sommes rendus sur place avec Gérard et avons découvert les maisons de nos ancètres. Le quartier gare de Lyon (rue de Chalons) a été démoli et reconstruit en 1990.

L'association Parimagine recelle de cartes postales anciennes qu'il est possible d'acquérir au prix modique de 5 € l'unité. Si vous avez des ancètres sur Paris, il est fort possible que leur maison ait été photographiée ! Visitez le site (voir en liens à droite de l'écran) !

A bientôt !

Marie hélène Cabot

 

 

 

 

 

 

 

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