L'attaque principale était menée par l'Alpen Korps et le 140e d'infanterie prussienne, une unité d'élite.
La garde bavaroise de l'Alpen Korps,à Fleury et à flanc du ravin des vignes poussait vers l'objectif principal : le fort de Souville.

Fort de Souville juin 2011

FORTIFICATIONS SOUVILLE

 

La ligne française occupée par une infanterie (167 et 168e RI) qu'avait éprouvée une semaine de combats, couvrait le ravin de la poudrière. Le 7e et le 14e d'infanterie défendaient les avancées nord du fort de Souville jusqu'au PC des carrières, vers le bois de Vaux-Chapitre. Ce fut à cet endroit que l'Alpen Korps donna l'assaut.
Précédées par les lance-flammes, les unités de la garde royale atteignirent la Poudrière et s'en emparèrent. L'historique de la garde relate que des groupes entiers de fantassins se roulaient à même le sol, en hurlant, dévorés par leurs brûlures.
Coquelin de Liste s'élança de son PC, le fusil à la main. Il tomba mortellement blessé, mais la Garde put être arrêtée au sud de la Poudrière et au ravin des Vignes. Les survivants du 167 et 168e avaient tenu.
En avant de la Chapelle Ste Fine, le bataillon Chaillot, auquel appartenait Augustin CABOT (9e Cie) était à peu près anéanti. A la fin de la journée, tous ses officiers avaient été fauchés l'un après l'autre.
Liste des soldats tués le 11 juillet 1916 appartenant au 7e RI

Capturer MPLF Verdun 11 juillet 1916

Capturer MPLF Verdun 11 juillet 1916 page 2

Capturer MPLF Verdun 11 juillet 1916 page 3

Sources : Mémoire des hommes - Ministère de la Défense
Le fort de Souville était occupé par une unité territoriale. Dès le début de l'attaque, la 3e compagnie du 7e d'infanterie, inondée par les gaz, monta à l'assaut sous le fracas d'un formidable barrage d'artillerie. Partout la mort. Soixante vivants, commandés par le lieutenant Kléber Dupuy, un instituteur pacifique, parvinrent au fort.
Tout fumait, tout sautait. Un chantier de démolitions. Les fossés nivelés. Dans les souterrains, agonie des soldats intoxiqués.
Astruc, commandant la garnison, gisait sans connaissance. Souville avait perdu ses défenseurs.
Installé dans les ruines, Kléber Dupuy rendit compte de la situation au colonel Borius : "Souville, 11 juillet, 6 heures du matin. Le capitaine Soucarre, intoxiqué, m'a passé le commandement de la compagnie en me donnant l'ordre de me porter aux Carrières. Après avoir franchi de nombreux barrages et des nappes de gaz asphyxiants, nous avons péniblement atteint Souville. Ici, tout est bouleversé. Le commandant du fort est intoxiqué, la garnison est hors de combat. Sauf ordre contraire, je reste au fort et j'en assure la défense. Signé : Dupuy".
FORT DE SOUVILLE