Augustin au Japon ! Ou plutôt la photo d'Augustin accompagnant un article paru dans le quotidien Tokyo Shimbun du 26 août dernier.

M. Takéda et son assistante sont venus à Amiens pour m'interviewer sur le défi "1 Jour 1 Poilu" lancé par Jean-Michel Gilot et sur les recherches que j'avais entreprises au sujet d'Augustin et ses frères.

 

Augustin Tokio1

Augustin Tokio 2

Augustin Tokio 3

 

Voici la traduction (dans les grandes lignes) : 

Cette année est l'année du centenaire de la 1ère guerre mondiale.  La 1ère guerre mondiale est une période importante de l'histoire de France. La France a décidé de faire le tri et de publier ses archives des soldats morts pour la France notamment. Ces bases de données pourront ainsi servir à mieux connaitre cette période de l'histoire et  pourront être utilisées par les historiens ou les généalogistes. Ce sont également des traces de l'histoire qui pourront créer un lien avec les générations futures. Le Ministère de la Défense a mis en place la mission centenaire en novembre 2013 avec différents projets. Mémoire des hommes est le nom d'un site rassemblant le nom des soldats décédés. Une partie des données des soldats morts pendant la 1ere guerre mondiale était déjà en ligne avec peu de critères, comme le nom ou la date de naissance.  Le nombre de critère a été augmenté, 14 critères qui obligeaient à des recherches plus approfondies pour indiquer le lieu du décès, le nom du bataillon par exemple. La commission centenaire a fait appel à 2300 volontaires, des historiens locaux, des experts, mais surtout des férus de généalogies qui communiquaient via Face book. Vérifier les informations des archives est difficile car les documents étaient écrits à la main et d'une écriture parfois peu lisible. Rechercher la trace des soldats du Sénégal ou d'Algérie étaient aussi très difficile car les noms avaient été transcrits phonétiquement. Tout ceci nécessitait des connaissances et des recherches approfondies. 90% des français sont passionnés par la généalogie. Selon la Mission Centenaire, il s'agit souvent de baby-boomer qui sont aujourd'hui à la retraite et ont du temps pour leur passion. Selon Fréderic Clavert "Beaucoup de personnes se sont lancées dans ce travail d'indexation des données des soldats morts pour la France, une façon de leur rendre hommage et "pour que cela ne recommence pas""

 

Merci à M. Takéda pour l'intérêt porté à l'histoire de nos ancêtres.