Le verrou est tiré

Au soir du 12 juillet, les Allemands avaient reflué vers la chapelle Ste-Fine. Le plus grand nombre avait été fauché en avant du fort. Un aphorisme de Falkenhayn était que "trois hommes et une mitrailleuse arrêtent une section". Les "trois hommes et la mitrailleuse" étaient français (En fait, Dupuy avait disposé des trente-cinq hommes qui lui restaient et de trois mitrailleuses).
"La situation devenait grave, observait Pétain, car notre dernière position, des forts Saint-Michel à celui de Souville, se trouvait investie à très courte distance. Si nous venions à la perdre, Verdun apparaîtrait à découvert, au centre d'un vaste cirque, dont les bords seraient tenus par l'ennemi. Notre occupation de la rive droite, dans ces conditions, serait irrémédiablement compromise..."
Le chemin de Verdun passait par Souville et la caserne Marceau.
En affirmant sa volonté de défendre jusqu'à la mort les ruines du fort, battu par l'un des assauts les plus féroces de cette guerre féroce, et en les défendant, Kléber Dupuy avait tiré le verrou.
Ainsi revint à un lieutenant l'honneur de mettre un terme à la bataille défensive de Verdun.
Source : Miroir de l'histoire - numéro spécial L'enfer de Verdun - 1976
 

KLEBER DUPUY

Kléber Dupuy
L'action décisive de Kléber Dupuy et sa compagnie au fort de Souville vue par les survivants : un ouvrage très rare prêté par Jean-Louis Dupuy, neveu de Kléber et rédigé par le Docteur Delon, ancien Médecin-major au 7e RI : pages 23 et suivantes : 
                                       


Vous pouvez retrouver les faits d'armes de Kléber et d'autres articles sur la grande guerre sur le blog de Jean-Louis Dupuy ici :

VERDUN : LA BATAILLE ... 11 juillet , Souville vu par " Tranchées " ... suite 1

LA DEFENSE DE SOUVILLE PAR LE LIEUTENANT KLEBER DUPUY " Le 11 juillet à 6 heures du matin , un jeune lieutenant du 7° R.I. pénètre dans le fort de Souviille avec ce qui reste de la 3° coùpagnie du régiment , 60 hommes sur les 200 du départ , intoxiqués " blessés ou morts sous les bombardements , il est le dernier officier , son capiraine est intoxiqués .

http://httpdupuyblogspotcom.unblog.fr


Je remercie ici Jean-Louis Dupuy pour toutes les informations qu'il m'a transmises.
Henri COURTADE a publié un roman intitulé "KLÉBER" en 2013. Il relate l'aventure du Fort de Souville. Court mais intense.

Kleber - Henri Courtade

J'ai vu, révélé par le flash de l'éclair l'espace d'un dixième de seconde, ressurgir sur son visage la terreur sourde et profonde que mon grand-oncle cachait aux yeux de tous sous ses pitreries incessantes.

http://www.babelio.com

A suivre...